Une enquête sur les odeurs

Quoi de plus évocateur qu’une odeur ?

À peine humée, elle vous transporte dans vos souvenirs les plus

lointains : une émotion, une angoisse, du bien être, un stress...

Parce que l’odorat est le sens le plus intime chez l’être humain

avec un accès privilégié vers le cerveau, parce qu’on ne peut

faire autrement que « sentir » à chacune de nos respirations et

parce que chacun possède ses odeurs refuges et références qui

lui sont propres, nous sommes « manipulables » par les odeurs

de notre quotidien. Elles agiraient en effet sur notre cerveau,

nos émotions et notre comportement !

Ce livre est une enquête au coeur des odeurs, des effluves corporelles

et d’éventuelles phéromones, ce que nous en faisons et ce

qu’on nous donne à sentir, entre séduction et manipulation...

De la maternité à la police scientifique en passant par la recherche

fondamentale, la médecine légale, l’aromathérapie ou la

cosmétique, les odeurs servent à grandir, soigner, apaiser. Mais

elles peuvent aussi nous trahir, voire nous manipuler...

ON EN PARLE...DANS LE LIVRE

On choisirait son conjoint... à l'odeur!

                              

L'odeur de la tarte au potiron est aphrodisiaque

 

On pourrait mettre au point des odeurs contraceptives 

 

Des chiens peuvent sentir une crise d'épilepsie ...

 

L'armée américaine a planché sur une molécule capable de créer  des "comportements homosexuels" dans les lignes ennemies...

 

Du ventre de sa mère, le foetus connait l'odeur de sa mère et même son parfum !


Notre odeur est génétique et unique, de la même façon que les empreintes digitales...

 

L'anosmie (perte d'odorat) perturbe fortement la vie sexuelle...

 

L'odeur de vanille est un coupe-faim naturel...

 

L'odeur de la fraise tagada peut faire sortir du coma...

 

La police scientifique française sait faire "parler" les odeurs corporelles prélevées sur des scènes de crime !

Un sens vital

     Dans "Manipulations Olfactives" vous apprendrez que l'odorat est le seul sens à avoir un accès quasi direct vers la région du cerveau qui gère les émotions et les mémoires. Nos réactions face aux odeurs échappent parfois à notre "contrôle" parce qu'elles ont été enregistrées dans notre prime enfance et associées à des ambiances affectives...

     Cette enquête explique le fonctionnement de ce sens atypique, pourquoi il reste un organe vital dans notre vie sociale et sexuelle."Je sens des odeurs", "je ressens des odeurs corporelles" et "je sens malgrè moi d'éventuelles phéromones" (chapitres du livre Manipulations Olfactives) : le décor est planté pour ces Manipulations olfactives qui nous entrainent dans le monde de la Médecine, de la pédiatrie, de la psychiatrie, des neurosciences, de l'éthologie, puis le monde du spectacle, du marketing olfactif... On parlera aussi de génétique puisque chaque odeur corporelle est unique à la façon d'empreintes digitales et que, dans un couple, c'est la femme qui "choisit" son conjoint...à l'odeur !  

Enfin, vous découvrirez la technique d'odorologie de la police scientifique qui prélève des odeurs sur des scènes de crime et "reconnait" les coupables grace à leur "empreinte olfactive"..

 

Sentir...malgré soi

Mais Comment sent-on?

syst olf   

Un homme brasse 12 m3 d’air par jour pour près de 23000 respirations. L’odorat humain pourrait percevoir 10000 substances chimiques. C’est tout en haut des fosses nasales que se situe le capteur, la muqueuse olfactive, qui est tapissée de dizaine de milliers de nerfs à l’air libre.

Les odeurs sont donc des molécules volatiles. Quand on les inhale, elles passent sur des tissus spongieux qui réchauffent et humidifient l’air inspiré et remonte le long de deux conduits étroits. Là, juste en dessous du cerveau et derrière le haut du nez, elles atterrissent sur deux petites surfaces de peaux qui baignent dans du mucus.

Les molécules sont alors perçues par les cils récepteurs situés à l’extrémité des nerfs olfactifs (neurones). Ces récepteurs transmettent, ensuite, des signaux en direction du bulbe olfactif (région limbique, noyau des émotions et de la mémoire). C’est enfin au niveau de l’hypothalamus et du cortex que le message olfactif est analysé par notre cerveau.

 

 

Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 11:07

(Extraits du livre Manipulations Olfactives) 

 

Chez les animaux, la plupart des phéromones n’ont aucune odeur. Une fois à l’intérieur des voies nasales, ces substances ne sont pas perçu par le système olfactif mais prennent le chemin de l’organe voméronasal. Il s’agit d’une petite poche, à l’arrière du système olfactif, directement reliée à l’hypothalamus, le siège des émotions et des comportements sexuels dans le cerveau. On sait que si l’on détruit cet organe chez l’animal, notamment chez la souris, il ne montre plus aucun intérêt pour les activités sexuelles.

L’Homme possède, lui aussi, un organe voméronasal. Il est considéré comme un vestige d’une période ancestrale où l’homme utilisait son odorat quotidiennement et éventuellement percevait des hormones grâce à cet attribut.

Les chercheurs estimaient que cet organe était inactif chez l’homme, jusqu’à preuve du contraire… Jusqu'à ce qu’en 1991, le Dr David Berliner, de l’Université de l’Utah aux Etats-Unis, l’identifie chez plus de 90% des sujets et y enregistre (aidé par l’imagerie médicale appliquée au cerveau) une activité électrique confirmant qu’il était toujours fonctionnel.

 

 

Actif ou inactif ?

 

 

La fonction de cet organe voméronasal, quoique réduite par rapport à d’autres mammifères, n’a été découverte qu’en 1994. Des physiologistes de l’université de l’Utah, examinant 400 sujets humains ont constaté qu’ils avaient tous un organe voméronasal qui fonctionnait. Il envoyait des messages phéromonaux non au cortex cérébral mais au système limbique. Le système limbique, ou cerveau « primitif » conduit nos impulsions les plus basiques et les plus simples. Il régit notre conscience de l’environnement et la façon dont nous réagissons ainsi que notre comportement sexuel.

Selon Catherine Dulac, du Harvard Medical School aux USA, dans un article de décembre 1999, nos ancêtres auraient été capables de capter les phéromones. Elle a isolé chez les souris un gène produisant une molécule spéciale, baptisée TRP2, qui permet de capter les phéromones. Ce gène existerait aussi chez l’homme mais sous une forme altérée et non-fonctionnelle.

Contrairement à celui des souris qui contient des millions de cellules nerveuses, l’organe voméronasal de l’homme semble peu développé. Et toujours selon Catherine Dulac, les quelques nerfs présents ne peuvent pas jouer leur rôle puisqu’un gène défectueux empêcherait, chez nous, la production de la molécule TRP2 qui semble indispensable au fonctionnement de cet organe.

 

... Dans Manipulations Olfactives, vous aprendrez que cet organe n'est pas actif chez l'homme mais qu'il existe toutefois une communication qui pourrait être qualifiée de "phéromonale". Mais le monde scientifique a ses tabous et parler de phéromones humaines en est un...

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Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 11:21

                             (Extraits du livre Manipulations Olfactives)

   

Impossible de nier que l’odorat module nos relations interpersonnelles et notre bien-être. Il faut dire que l’odeur corporelle nous parle immédiatement de l’autre, de son identité.

Aujourd’hui, les chercheurs s’interrogent sur la capacité des odeurs naturelles du corps à véhiculer un contenu informatif et à stimuler les réponses réflexes chez l’homme, à la façon des phéromones chez certains animaux ou insectes. Pour Benoit Schaal, « il ne faut pas confondre odeurs corporelles et phéromones. Les odeurs corporelles sont chimiquement complexes et variables d’un individu à l’autre. Elles portent des informations sur l’identité, l’état physiologique ou émotionnel. Les phéromones, elles, sont constituées d’un composé unique et commun à une espèce, et induisent des comportements automatiques et stéréotypés. A ce jour, peu de phéromones ont été identifiées chez les mammifères. »

 

Une communication affective

 

Les odeurs corporelles, notre sueur, diffusant et exprimant notre personnalité intime, biologique et sexuée, ont pourtant un rôle primordial dans notre vie, notamment dans notre sexualité.

En effet, notre sueur transporte des messages olfactifs (ou non) qui parlent de nous (homme ou femme, état émotionnel, âge, etc…). Si les glandes écrines sécrètent essentiellement de l’eau et des sels minéraux, les glandes apocrines (responsable de la sueur sur ces zones pileuses) fabriquent, elles, le parfum naturel de notre corps, le musc. Bien placées elles se concentrent essentiellement au creux de l’aisselle, sur le mont du pubis, la peau des testicules, l’anus et autour des mamelons et des grandes lèvres pour la femme. Ces odeurs corporelles créent un espace émotionnel intime, un cocon. Les sentir stimule le système parasympathique ou sympathique (les zones qui gèrent les émotions dans le cerveau) et apaise, sécurise celui qui les perçoit.

(...) 

 

Sentir une harmonie sexuelle

       

        Selon le Dr Nadine Grafeille, psychiatre et sexologue (directrice de l'enseignement universitaire en sexologie à l'Université de Bordeaux) : « Je pense qu'il ne peut pas y avoir de bonne entente sexuelle s'il n'y a pas une bonne entente ofactive. Parce que, dans la sexualité, on est tout le temps obligé de se servir de l'odorat. Quand on embrasse, il faut bien qu'on respire ! Donc on va obligatoirement sentir l'odeur de l'autre et dans le contact de rapprochement, obligatoirement, on est en perception des odeurs... Cela ne peut pas être autrement ! » Elle estime même que c'est une perception qui est très liée au phénomène d'attachement, que ce soit d'abord à sa mère puis à l'être aimé : « L'odeur de l'autre est un élément essentiel et dont la racine remonte à la petite enfance et à la naissance. Quand on sait qu'un petit bébé d'un mois reconnaît l'odeur de sa mère sur un T-shirt... En fait, dés que l'odorat se met en place, cela s'inscrit dans la mémoire et se retrouve dans la démarche d'attachement ».

        Pour elle, il n'y a pas de comportement amoureux si ce rapprochement des sens ne se fait pas. Et particulièrement l'odorat, qui rythmerait, en quelques sortes, le cours de la relation sexuelle : « Dés le but d'un acte sexuel, il y a toute une alchimie corporelle qui se met en route. On a des neuromédiateurs, des hormones qui sont stimulés, l'ensemble va entraîner, obligatoirement, une odeur qui va se modifier par rapport à l'odeur de base et en plus il va y avoir un cocktail qui va se faire entre l'odeur des deux personnes. Ce qui va augmenter les perceptions odorantes... Ensuite, il y aura un mélange des sécrétions, notamment génitales et de la transpiration. Tout cela va entraîner la naissance d'un parfum particulier qui est la signature de chaque couple. (…) Moi, je suis persuadée que cela participe à l'excitation sexuelle, car quand des gens ne s'entendent plus, c'est peut être pas le hasard s'ils disent « je ne peux plus la sentir »... C'est que ça nous renvoie, vraiment, à quelque chose de premier, d'animal, d'instinctif ».

(...)

 

Une anosmie totale

 

        Et puis il y a des pertes irrémédiable : les cas d'anosmie totale.  « J'ai eu le cas d'un monsieur, après un traumatisme crânien, qui avait une anosmie qui n'avait pas été diagnostiquée. Il venait me voir pour des troubles de l'érection. Et c'est en venant me voir et que je lui ai demandé s'il y avait des choses modifiées dans ces perceptions qu'il me dit ne plus avoir d'odorat... Donc on a pu l'aider. On a travaillé sur le côté « mécanique » et sa phantosmatique, car c'était un homme qui avait une attirance pour les personnes rousses. Il était très privé de ne pouvoir sentir l'odeur de sa compagne, ce qui lui procurait des troubles de l'érection. Donc, on lui a donné un médicament de type Viagra et on a pu rétablir sa sexualité. Mais il a aussi fallu travailler sur sa phantasmatique (travailler l'imaginaire et faire appel à la mémoire des odeurs) pour pas qu'il en soufre psychologiquement ».

        Le Dr Nadine Grafeille est aussi l'une des co-auteures du livre « Les cinq sens et l'Amour ». Une façon de rappeler que notre corps réagit à tous les stimuli sensuels que nous renvoie notre partenaire. En fait, quand certaines personnes viennent avec des troubles du désir, de la perception et de l'excitation, le docteur leur remet un questionnaire sur leur façon d'utiliser les cinq sens dans la sexualité.  Elle assure que cela lui sert de « starter » pour libérer la parole car les gens, selon elle, ont une certaine pudeur et parlent plus facilement de la vue et du toucher que de l'odorat... « Il faut savoir aussi que l'odorat est plus développé chez la femme que l'homme et donc, il y a des choses qui varient beaucoup en fonction des seuils hormonaux en fonction des cycles et cela se retrouve dans la grossesse. Au premier trimestre de la grossesse, ces perceptions d'odeurs différentes les perturbent beaucoup ».

 

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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 22:02

                               (Extraits de Manipulations Olfactives, C. Bouvet, Ed. Atlantica)

 

Tout d’abord, le petit enfant se tourne vers le sein de sa mère. Car c’est l’odeur du colostrum (premier lait maternel) que sent le nouveau-né. Un parfum qui lui rappelle celui du liquide amniotique dans lequel il a baigné pendant neuf mois. Une odeur «pratique» puisqu’elle lui indique comment se nourrir, en le dirigeant vers le sein maternel, mais une odeur surtout rassurante ! Au contact de la peau de sa mère, enveloppé dans son odeur corporelle, l’enfant s’apaise et reprend des forces après son exploit : sa propre naissance.

L’enfant reconnaît sa mère et réciproquement : 90 % des mères reconnaissent l’odeur de leur nouveau-né dans les trois jours qui suivent la naissance, même si elles ne l’ont «senti» que quelques heures. Elles trouvent son «parfum» plaisant.

Mais n’est-ce encore qu’une question d’odeur ? Dans cette même étude, on apprend que les pères seraient, eux aussi, capables de reconnaître leur enfant.  Serait-ce, alors, une façon olfactive de «reconnaître» celui de son sang, de ses gènes ? Un instinct inné à reconnaître sa lignée ou du moins celui qui possède une même série de gènes, voire son phénotype ? Les recherches sauront, peut-être dans quelques temps, nous confirmer ces hypothèses…

 

(...)

 

 

Des odeurs in utero

 

C’est longtemps avant la naissance que l’enfant «sent». Au cours de la grossesse, les récepteurs olfactifs et gustatifs ont été stimulés par la circulation sanguine et les changements de composition du liquide amniotique.

Les études faites chez les nouveaux-nés prématurés ont permis de mieux comprendre la vie olfactive du fœtus. Dés le troisième mois de gestation,  les premiers cils de la cellule olfactive apparaissent. Le bulbe olfactif se forme, lui, quelques semaines plus tard. A partir du 5ème mois, les papilles gustatives permettent au bébé de goûter le liquide amniotique. Et c’est au dernier trimestre de grossesse, que les récepteurs olfactifs sont matures. Ils alimentent le cerveau en informations, permettant ainsi à l’enfant de mémoriser un certain nombre d’odeurs.

On sait, par exemple aujourd’hui, que le bébé in utero préfère le goût sucré et n’aime pas l’amer. Il faut dire que le liquide amniotique, dans lequel il baigne, a justement une saveur légèrement sucrée. Le bébé se crée déjà toute une palette de goûts grâce à l’alimentation maternelle pendant la grossesse !

Les goûts de Maman influenceront alors ceux de Bébé. On sait, par exemple, qu’un bébé dont la maman consomme de la menthe ou de l’anis en fin de grossesse sera, après la naissance, attiré par ces arômes. De même pour les parfums de vanille et le parfum de tous les aliments ingérés par la maman. L’environnement dans lequel vit sa mère est important, des odeurs de cuisine aux gaz d’échappements… Bébé connaît aussi, in utero, l’odeur et même le parfum que porte sa mère…

 

Nouveaux-nés et prématurés

 

Ces études menées auprès des prématurés nous renseignent sur les préférences gustatives des nouveaux-nés et en particulier sur les  liens olfactifs avec leurs mères. 

En fait, si l’on approche des narines d’un nouveau-né un coton imbibé de différents liquides amniotiques, il réagit seulement à celui dans lequel il a baigné pendant neuf mois. Puis, quelques heures après la naissance, le bébé réagit aussi à l’odeur d’un coton imprégné de lait maternel (celui de sa mère ou d’une autre). (B.Schaal, T. Hummel, R.Soussignan « Olfaction in the feta land premature infant : functional status and clinical implications ».

 Le liquide amniotique, puis le lait maternel sont les premières odeurs qui lient le nouveau-né à celle qui lui a donné la vie. Ensuite, il y a l’odeur de sa peau. Les infirmières des maternités, qui veillent sur les bébés en couveuse, participent quand cela est possible à ce lien olfactif mère-enfant. Pour calmer les pleurs du nouveau-né séparé de sa mère, elles déposent près de son visage une compresse, un tissu porteur de l’odeur de la peau maternelle.

 

L’odeur de Maman

 

Dans les premières heures de la vie, l’odeur maternelle joue donc un rôle fondamental, comme un lien de plus entre la vie d’avant et celle d’après la naissance. Le bébé, depuis l’évènement marquant et très «physique» qu’a été sa naissance, gère son stress face aux éléments extérieurs grâce à cette odeur rassurante. C’est sans doute pour cela que, parfois avant une opération chirurgicale, certains médecins laissent un jeune enfant respirer un linge imprégné de l’odeur maternelle en même temps que l’anesthésique. Une façon, bien sûr, d’apaiser l’enfant, de le conforter dans son univers olfactif familier.

       

Le nouveau-né est capable de toutes les subtilités. Dés l’âge de 10 jours, l’enfant sait distinguer non seulement l’odeur de sa mère parmi d’autres, mais il sait aussi détecter des fragrances à la limite de la perception. Plus son nez est sollicité, plus son « répertoire » d’odeurs augmente et ses sens s’affinent.

A la naissance, le goût et l’odeur du lait de Maman, de même que l’odeur de sa peau semblent donc réconfortants pour Bébé. D’autant plus que cette odeur s’accompagne, dans le meilleur des cas, d’une ambiance et de gestes affectueux. Pour le  nouveau-né, cette odeur va être mémorisée comme un « refuge affectif ».

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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 16:00

(Extraits de Manipulations Olfactives ( C.Bouvet /Ed. Atlantica))

 

 

La différence de l’autre effraie et revêt tous les phantasmes. Il en est de même en matière d’olfaction. Couleurs ou odeurs de peaux, le racisme se nourrit aussi de ces phobies olfactives. Les odeurs de l’autre. Celles qui nous ressemblent, celles qui nous attirent et puis les autres…

En France, dans les années trente, on évoquait les polonais et leur soi-disant odeur d’ail. Chez les français, pendant la guerre, on parle de la « puanteur de l’allemand », l’ennemi... L’environnement, l’éducation, l’alimentation et surtout, en l’occurrence, les circonstances géopolitiques, conditionnent quelque peu notre perception et donc notre jugement…

Pourtant, si l’odeur est subjective, si nos références sont personnelles, nous avons en commun notre humanité. Quelques odeurs sont universelles, et la plupart des hommes s’éloignent de celle de leurs excréments, contrairement aux animaux. Selon les us et coutumes de la communauté à laquelle on s’intéresse, la seule différence sera finalement la distance !

        Quel que soit le « politiquement correct », tout le monde sait qu’une brune ne sent pas comme une rousse ni une blonde, il suffit d’interroger les conseillères en parfumerie pour savoir cela : les parfums ne « composeront » pas la même chose selon l’acidité de la peau. De la même façon, chaque pays aurait ses odeurs particulières, composées à des millions d’exemplaires. Non pas du fait de nos gènes (à part concernant un système pileux) mais tout simplement parce que nos cultures alimentaires, rituelles, hygiéniques, nos environnements climatiques peuvent être très variés du sud au nord, d’est en ouest. Ce qui donne une multitude de variations sur le même thème puisque chacun possède son identité olfactive inimitable. Une histoire de culture, de gènes mais aussi de poils !

 

Une histoire de poil

 

        L’odeur de l’autre est différente du fait de facteurs héréditaires, de son état de santé, de ses occupations, de son régime alimentaire, des médicaments qu’il prend, de ses émotions, voire de ses humeurs. Selon notre régime alimentaire, notre odeur de peau se teintera de tel ou tel aspect  plus ou moins épicé, etc … Les non végétariens ne sentent pas comme les végétariens, les enfants comme les adultes, ni les fumeurs comme les non fumeurs.

Mais on sait aussi que nos poils conditionnent aussi l’odeur de notre sueur. En effet, selon la génétique, notre système pileux est plus ou moins développé. Par exemple, on sait que les asiatiques n’ont pas autant de glandes apocrines (responsables de la sueur) à la base de leurs follicules pileux que les occidentaux. Leur odeur corporelle ne subit pas la même évolution. C’est aussi pour cela qu’ils trouvent souvent que les européens sentent fort !

 

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Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 17:48

 

patty canacPatty CANAC 

Professeur à l’institut supérieur de la parfumerie de Versailles et animatrice des ateliers olfactifs de Garches/service neurologie.

                                                                (Extrait du livre Manipulations Olfactives)

          

Patty Canac est  « olfactothérapeute » pour l’association Cosmétic Executive Women, en partenariat avec IFF (International Flavors and Fragrance) et s’intéresse tout particulièrement au fonctionnement neurologique de l’odorat et de la mémoire olfactive. Ces ateliers olfactifs permettent, parfois, de libérer des traumatisés crâniens de leur prostration, grâce aux connexions « privilégiés » de ce sens avec une zone particulière du cerveau, siège des souvenirs et des émotions. (...)

  

Des odeurs de revenants

 

        Depuis 9 ans, à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches, dans le service de Neurologie, on expérimente différentes techniques pour aider les victimes de traumatisme crânien à reprendre possession de leur corps. Des massages, de la musique, de l’ergothérapie et des ateliers d’odeurs proposées en guise de rééducation. Les ateliers de Garches ont été mis en place en 2000 par le CEW (Cosmetic Executive Women) et l’hôpital de Garches. Initiés par Marie-France Archambault en collaboration avec le Professeur Bussel qui dirigeait alors le service de traumas crâniens, ils montrent que les odeurs ont le pouvoir de faire ressurgir à la conscience des pans entiers de la mémoire oubliée.

Pour évoquer l’enfance, on a pu utiliser l’odeur de la fraise Tagada, soit un buvard imprégné d’arôme de fraise, mais aussi du Coca cola, du bonbon Kréma, du feu de bois… Ces odeurs nichées au fond de notre mémoire, associées à des instants de vie, c’est la grande force de cet atelier. Pour cela, l’équipe soignante interroge l’entourage sur les odeurs quotidiennes ou favorites de la personne.

 

L’atelier olfactif

 

Cet atelier s’appuie aussi sur les mécanismes neurologiques très spécifiques liés aux odeurs et aux façons multiples de s’en souvenir. Dans leur livre « Etes-vous au parfum », Samuel Socquet-Juglard, Christiane Samuel et Patty Canac racontent les mécanismes mnésiques sur lesquels s’appuie la démarche de cet atelier. «Un souvenir olfactif est souvent précis et foisonne de détails. En effet, au moment même où l’on enregistre l’odeur, on fixe aussi toutes les autres perceptions sensorielles : on voit, on entend, on a froid, on est heureux ou on a peur… Tout cela forme une scène dans laquelle s’inscrit l’odeur. C’est pour cette raison qu’une odeur ressentie peut s’imprimer profondément et inconsciemment dans notre mémoire autobiographique : elle y est associée aux sensations physiques, au contexte, au paysage, aux personnages de l’époque. Cette mémorisation à « entrées multiples » est propre au monde des odeurs ».

 

Des odeurs du quotidien

 

Ces ateliers olfactifs font donc appel à l’odorat, comme sens de l’instant présent, et utilisent sa puissante force d’évocation du passé. Ils se déroulent soit en groupe, soit, la plupart du temps, en atelier individuel. Une « mallette à odeurs » a été spécifiquement créée pour ces ateliers. Fruit d’un long travail de recherche, elle est composée de 180 odeurs réparties en trois grand thèmes familiers que l’on a identifiés comme étant ceux auxquels chacun était le plus sensible et qui créaient le plus d’évocations du passé : odeurs de l’alimentation, de la maison, de la nature.

Traumatismes crâniens, tentatives de suicide ou accidentés de la route, l’état des patients qui bénéficient de cet atelier va du coma léger à l’éveil. En présence d’un infirmier, l’animatrice propose à sentir des odeurs sensées trouver de l’écho dans la mémoire du patient, grâce au dossier médical très précis et des discussions entre les soignants.

 

Dans "Manipulations Olfactives", on parlera des cas de Frédéric, de Sophie ou de  Guillaume "sauvés" par des odeurs de chewing gum à la menthe, de muguet et de pain d'épice...

 

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ACTUALITES

MARS 2012 : EN QUETE D'EDITEUR...

Suite au redressement judiciaire de la maison Atlantica, je cherche un nouvel éditeur pour mes Manipulations Olfactives.

  

DECEMBRE 2011

Mardi 5 décembre, participation à un cycle de conférences "Arômes, Senteurs et Parfums" à L'ENSCBP(Ecole Nationale Supérieure de Chimie, de Biologie et de Physique) en collaboration avec BEM.

 

 

AOUT 2011

 

SUD-OUEST Dimanche / 28 août
A LIRE - Rencontre avec la journaliste Hélène Valeins-Rouquette de Sud-Ouest Dimanche (parution dimanche 28 août).

Pour parler du livre Manipulations Olfactives et de l'usage de notre nez aujourd'hui : entre plaisirs et manipulations...

   Lire l'article de SUD-OUEST Dimanchelink

 

 

 JUILLET 2011

 

FRANCE BLEUE GIRONDE  / 5 juillet

 

 A ECOUTER - Catherine Bouvet était l'invitée d'Estelle Gentilleau (les spécialistes) sur France Bleue Gironde (100.1FM) mardi 5 juillet de 9h à 9h45.

 


JUIN 2011

 

France 3

Catherine Bouvet était l'invitée(mercredi 1er juin) du Midi Pile de France 3 Aquitaine présenté par Sandrine Papin pour  parler de son livre Manipulations Olfactives dans lequel plusieurs professionnels de santé et chercheurs aquitains ont été interviewés.

 

Voir la Vidéo https://webmail.francetv.fr/owa/redir.aspx?C=f80f8109c966423296d11d2faf9edcd4&URL=http%3a%2f%2finfo.francetelevisions.fr%2fvideo-info%2findex-fr.php%3fid-video%3d000269789_CAPP_CBouvetinvitedu1213_010620111222_F3

 

 

MAI 2011


 France-Info

Catherine Bouvet était l'invitée du 12/14 (mardi 24 mai/13H30) présenté par Bernard Thomasson pour parler du livre Manipulations Olfactives.

 

AVRIL 2011 :

 

Sortie du livre Manipulations Olfactives (C.Bouvet/Ed. Atlantica) désormais disponible dans toutes les bonnes librairies et sur internet... 

link www.atlantica.fr

link www.fnac.com

 

 

MARS 2011

 

SALON DU LIVRE (Paris / Porte de Versailles) salon du livre3

Catherine Bouvet était en dédicaces au Salon du Livre sur le stand France Télévisions (W53) pour son livre Manipulations Olfactives :

- vendredi 18 mars de 16 à 20 heures

- samedi 19 mars de 10h30 à 12h30.

 

  A cette occasion, une machine à odeurs, prêtée par la société Sigmacom, diffusait un parfum d'ylang ylang... Ce qui ne manquait pas d'intriguer le visiteur !

 

Merci pour ces rencontres et ces échanges entre inconnus, auteurs, professionnels du livre ou des médias qui avaient tant de souvenirs olfactifs à partager... Le sujet semble décidemment intarrissable !

 

SUD-OUEST Dimanche /courant juillet

France Bleue Gironde /5 juillet

 

ACHETEZ-LE !!!

Catherine Bouvet

 Catherine BOUVET

 

Journaliste à France 3 depuis une quinzaine d'année, j'ai effectué de nombreux reportages magazine portant aussi bien sur la santé, les faits de société, l'économie, les évènements culturels ou encore la politique locale. Avant cela, j'ai aimé travailler en radio (Radio France, Europe 2, RMC, Sud Radio) et pour l'Agence France Presse à Paris et à Rome. 

AUTRES LIVRES

 

Etes-vous au parfum ETES-VOUS AU PARFUM ?

 Le livre de Patty Canac, Christiane Samuel et Samuel Socquet-Juglard (DUNOD) dans lequel on parle notamment des ateliers olfactifs  

 de l'hôpital Poincarré de Garches (CEW) qui permet parfois à des   

 traumatisés crâniens de sortir de leur prostration. 

link

 

le marketing sensoriel du point de venteLE MARKETING SENSORIEL DU POINT DE VENTE

Le livre de Bruno Daucé (DUNOD) parlant notamment de marketing olfactif.

link

   

venir au mondeVENIR AU MONDE

Le très beau livre de Lise Bartoli (Petite bibliothèque PAYOT) consacré aux rites de l'enfantement, de la conception à l'accueil du bébé par sa communauté.

 

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